Par-delà les versants

la pièce de théâtre

Texte et Mise en scène

Pierre-Etienne Vilbert
 

Avec

Jacques Bruckmann

Joseph Leroux

Stéphanie Masson

Nathalie Matter

Marc Schweyer

Vincent Sornaga
 

Création lumière

Stéphane Wolffer
 

Création sonore

Mathieu Z’Graggen
 

Création musicale

Tristan Lepagney
 

Costumes

Claire Brandin

Suivi Production/Diffusion

Delphine Prouteau - INFILIGNES

Remerciements
Le Théâtre Les Déchargeurs Paris

Projet 2020/2021

Il était une fois...

Dans un royaume frappé par une contagieuse épidémie, le roi ne survit que grâce aux bons soins de la reine, mystérieusement immunisée contre le virus. Mais cette dernière disparaît un beau jour sans laisser de trace, si ce n’est un mot, indiquant qu’elle se lance à la recherche du “sens de tout ça“.
Et le roi meurt.

Hysterio, le grand archimage du royaume, dernier pilier du pouvoir, se trouve alors désemparé face à la tâche qui lui incombe et décide de trouver l’élu qu’il a vu dans une des ses visions. Cet innocent est censé pouvoir retrouver la reine, la seule apte à sauver le royaume avant qu’il ne s’efface complètement.

Le chevalier Vooge, alias acier trempé, part à la recherche de l’élu en se fiant à la liste des candidats potentiels définie par l’archimage.

Et c’est le modeste seigneur Ovodeep que le destin semble avoir désigné. Celui qui n’était jamais sorti de sa maison en forme d’oeuf se met donc en quête de la reine perdue, entamant par là même un vrai parcours initiatique, au terme duquel il trouvera bien plus que ce qu’il n’avait imaginé...

NOTE D'INTENTION

Conte épique et initiatique contemporain, Par-delà les versants est un projet dont l’écriture a débuté en 2007. L’idée d’origine était de créer une pièce en forme de labyrinthe, tant dans son fond que dans sa forme. Une pièce-piège dans laquelle ni le protagoniste, ni le spectateur n’auraient la crainte de se perdre avant de pouvoir s’y retrouver. Mais au bout de quatre vingt pages, la première victime du labyrinthe fut l’auteur lui-même...

 

C’est donc neuf ans après que j’ai décidé de me réattaquer à cette pièce, en étant prêt à déconstruire tous les éléments qui la constituaient. Et c’est selon le principe du Laboratoire de Création, que je pratique depuis une dizaine d’années - et dans lequel écriture et acteurs avancent de concert - que j’ai souhaité finaliser l’oeuvre si longtemps inachevée.

Entouré de six acteurs choisis avec soin, nous avons été accueillis par le théâtre Les Déchargeurs à Paris, tout ce qui existait déjà a été éprouvé et souvent transformé par le plateau. Le travail basé sur l’alliance de l’écriture et du jeu a pu arriver à son terme au bout de trois semaines de résidence.

“Chaque homme dans sa nuit s’en va vers sa lumière.“

Victor Hugo

 

Tout en renouant avec la tradition du conte comme celle des récits épiquesPar-delà les versants est vraiment une pièce contemporaine qui, à travers son univers riche de symboles, parle de la dépression que traverse notre humanité et du possible chemin pour tenter d’en émerger. Elle tente d’apporter des pistes de réflexion sur ce qui peut encore faire sens dans un monde saturé d’informations et tiraillé par les individualismes, en osant placer les vertus de la confiance et de la bienveillance au centre des priorités.

 

Pièce initiatique et pièce ludique

L’humour, présent tout au long de la pièce, demeure l’ingrédient essentiel selon moi pour “parler de choses sérieuses sans se prendre au sérieux“. Tissée de plusieurs niveaux de langage, la pièce comporte aussi de nombreux niveaux de lecture et demeure accessible à un très large public. Les plus jeunes peuvent y savourer l’aventure et ses rebondissements. Les adultes peuvent y saisir en plus les symboles et les parallèles qu’ils évoquent.

Plus de quinze personnages pour six acteurs impliqués

Le processus d’écriture propre au Laboratoire de Création a permis aux six acteurs d’éprouver la langue, d’enrichir de leur propre couleur chacun des personnages et de devenir force de proposition.

Mes connaissances en écriture scénaristique m’ont permis de conserver une vision globale de l’oeuvre tout en y associant progressivement des questions de mise en scène. La parole est centrale dans l’histoire comme sur le plateau.

Multiplicité des univers et des personnages, la pièce maintient un rythme assez soutenu afin de préserver l’aspect épique propre à toute aventure. Les costumes seront donc conçus pour permettre une transformation rapide d’un personnage à un autre.

“Ne laissez pas les mots penser à votre place.

Ayez une parole habitée.”

Jiddu Krishnamurti

 

La force de la parole de l’acteur, la puissance de l’imagination du spectateur

Choisir de renouer avec le conte sur un plateau de théâtre c’est avoir le désir de jouer avec l’idée d’une parole performative impliquant l’imagination du spectateur, plutôt que de vouloir tout illustrer de manière plus ou moins réaliste. Cela m’apparaît pleinement cohérent avec mon désir d’origine de se rapprocher de manière contemporaine et joyeuse du théâtre antique.

D’autre part, j’ai eu le souhait dès son écriture que la pièce puisse être représentée sur presque tous les plateaux sans jamais être contrainte par la technique. Le rapport à l’espace sera autant que possible déployé pour créer une immersion du spectateur dans cet univers fantastique. Je souhaite d’ores et déjà que la scénographie soit légère, écologique et pensée dans une exigence de flexibilité pour laisser une place prépondérante aux acteurs, à la lumière et au son.

La vidéo sera utilisée de manière innovante (mapping vidéo) en adéquation avec

la création lumière afin de créer une ambiance spécifique aux multiples espaces de la narration et parfois en interaction avec les acteurs.


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